Trois ans sans tabac

arrêt du tabac

Le temps passe vite, et il y a presque trois ans jour pour jour, je postais cet article au soir de ma décision d’arrêter de fumer. Je me souviens des moments décrits dans cet ancien billet comme si c’était hier, mais ce n’est pourtant plus mon quotidien à présent. Le fléau du tabac et ses conséquences sont impressionnants. En 2020, le tabagisme sera la principale cause de décès dans le monde. Un état de fait effrayant, mais qui pour l’instant n’interpelle que peu de monde : en France, on allume sa première cigarette en moyenne vers l’âge de 11 ans, c’est à dire quand on est scolarisé au collège. Inutile donc de rappeler qu’il ne faut jamais commencer, et sensibiliser les plus jeunes.

J’avais eu l’occasion de faire un premier bilan lors du cap de ma première année de sevrage tabagique, mais je n’avais pas traité le sujet de nouveau depuis. Aujourd’hui, c’est la Journée Internationale contre le tabac, et l’occasion est parfaite pour regarder dans le rétroviseur des trois années passées, loin de la cigarette. Comment se sont donc passées ces trois dernières années ? Une multitude de choses ont changé, et j’ai énormément appris sur moi-même en m’éloignant de la cigarette.

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Tout d’abord, un fait : en trois ans, il m’est arrivé de fumer plusieurs fois. Mais ces « craquages », qui se sont inscrits dans des situations festives, ne m’ont pas fait basculer de nouveau. En cédant à l’envie d’une cigarette offerte avec un verre, j’ai réalisé que je n’avais plus l’envie de la suivante. J’ai dompté mon addiction, et cela s’améliore avec le temps, puisque je n’accepte plus toujours la clope tendue par les copines au moment de l’apéro. Pour moi, tout s’est joué dans le cerveau. J’ai opté pour une méthode rude pour cesser mon tabagisme (j’ai excessivement fumé en quelques heures pour « saturer » mon organisme en nicotine, qui a réagi violemment en vomissant…glamour !), et les sensations liées à la cigarette me donnent désormais la nausée : l’odeur du tabac froid dans les cheveux et sur les doigts, le goût dans la bouche et l’haleine.

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J’ai tout misé sur la volonté, et je n’ai eu recours à aucun substitut de nicotine (vapoteuse, patch, gomme à mâcher) pour arrêter : mon estomac a donc repris ses droits, et une nouvelle sensation de faim retrouvée. La cigarette m’accompagnait dans mes régimes alimentaires d’avant, il m’arrivait même dans mon ancienne vie de remplacer mon petit-déjeuner par un café et des cigarettes. Depuis la fin du tabac, j’ai pris du poids, mais j’ai retrouvé le plaisir de savourer les choses, et intégralement, je re-vis : je suis devenue gourmet, j’ai retrouvé un gout et un odorat aiguisés, j’apprécie réellement ce que je mange, boit ou respire. Et enfin, et ce n’est pas le moindre des détails, j’ai gagné une santé de fer, et j’ai réussi à me lancer de nouveaux défis, en courant trois semi-marathons depuis 2013.

Arrêter de fumer n’est pas chose facile, mais les méfaits du tabac ne sont plus à démontrer : vous y gagnerez forcément à tenter d’arrêter, et peu importe que vous y parveniez du premier coup ou s’il vous faudra plusieurs tentatives. L’important, c’est d’arrêter.

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