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Nécrologie d’une chaussure

C’est arrivé sans crier gare, sur le chemin qui mène de mon bureau à la photocopieuse, qu’au passage, je dois arpenter en mode aller et retour environ 50 fois par jour (ce qui prouve que la vie de bureau est loin d’être une vie trop sédentaire).

Je disais donc que c’est en allant chercher mes quelques photocopies et en jetant un oeil sur mes pieds (oui, j’ai l’habitude de me regarder sous toutes les coutures), que j’ai constaté le décès. C’était brutal, froid, mais hélas évident.

Petite chaussure de cuir, ma belle et confortable derbie camel à lacets, tu as rendu l’âme un matin de novembre, et n’aura même pas l’occasion d’être sous mon beau sapin (flûte !). J’ai vu ton flanc tout crevé, laissant entrevoir ma chaussette en coton noir, tel un cheval mort sur le champ de bataille de la jungle des villes. C’est moche de finir comme ca.

Car ton histoire est belle, elle vaut d’être racontée. Je t’ai trouvé en septembre 2011 dans une boutique independante, Et Moi, en centre-ville de Poitiers, rangée dans ta boite avec tes petites soeurs de toutes les tailles. Tu me tendais les bras, avec ton dossard n°41, et je te cherchais depuis longtemps pour loger mes péniches pieds délicats. Tu étais belle et confortable, je l’ai déjà dit, tu étais aussi d’une incroyable polyvalence, capable de t’assortir à chacune de mes tenues, en pantalon ou avec une robe.

Tu as vaillamment passé les épreuves les plus rudes de l’hiver dernier, bravant la neige et le verglas, toujours impeccablement imperméabilisée. A plusieurs reprises, il t’a fallu aller à la révision, pour récupérer ton talon usé. Plus récemment, je t’ai offert une opération de reconstruction esthétique en de protegeant d’une semelle antidérapante. Mon cordonnier était ton meilleur ami.

Aujourd’hui, tu me quittes bêtement d’un coup de cuir qui craque, je t’en veux beaucoup de ne pas avoir tenu le coup. Il est vrai que je ne t’ai pas ménagé, car si je devais poser un compteur-podomètre sur chacune de mes paires de shoes, je pourrais concourir pour les J.O.

Je vais me résoudre à te jeter à la poubelle, car ta blessure n’est pas récupérable, hélas. Il te faudra faire tes adieux à tes colocataires de dressing.

Adieu, adieu, derbies adorées. Je ne vous oublierai pas, mais je vous remplacerai bientôt. Non, je ne suis pas cruelle. J’aime rendre hommage, c’est tout.

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3 Commentaires

  1. 23 novembre 2012 / 10:23

    toutes mes condoléances pour cette perte ^^
    bises, elo

  2. 23 novembre 2012 / 09:24

    Et sinon, rapprocher le copieur de ton bureau ce ne serait pas envisageable ? (action de prévention oblige !)^^
    RIP

    • 24 novembre 2012 / 14:22

      J’y pense, j’y pense, je vais soumettre l’idée à l’ordre du jour de la prochaine réunion de travail. 🙂
      Tant que j’y pense, il faut que je réponde à ton tag, je m’en occupe ce week-end!

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